Les troubles ménopausiques

24/10/2022

La ménopause est caractérisée par la cessation de l'activité ovarienne et par une crise climatérique s'étendant sur plusieurs années et dont les retentissements se manifestent dans la sphère somatique et dans la sphère psychique.

La pré-ménopause

Elle correspond à la période où l'ovaire émousse sa sensibilité aux sollicitations des gonadotrophines hypophysaires. La maturation incomplète des follicules ovariens et leur persistance, entraînent une hyperfolliculinie et une déficience lutéinique qui comporte des troubles menstruels :

aménorrhée, hémorragies utérines rythmées ou non, perturbations du rythme menstruel. Ils sont liés à l'hyperfonctionnement hypophyso-ovarien et peuvent alterner chez la même femme ;

Un syndrome neuro-végétatif, lié à l'hyperfolliculinie prémenstruelle : tension mammaire, palpitations, céphalées, nausées, instabilité caractérielle ;

Un syndrome biologique d'hyperfonctionnement hypophyso folliculinique et de déficience lutéinique : taux élevé de cellules acidophiles sur les frottis vaginaux.

La ménopause

Elle se marque vers 50 ans par l'arrêt des règles, elle suit la disparition du dernier follicule primordial. L'absence de folliculine et de progestérone est signée par l'aménorrhée, l'irritation des récepteurs sexuels et l'hyperfonctionnement de l'hypophyse libérée du frein ovarien.

Aménorrhée : elle est définitive et hypofolliculinique comme l'attestent les frottis vaginaux.

Troubles neuro-végétatifs : une efflorescence qui peut durer plusieurs années de symptômes vaso-moteurs  se manifeste souvent : bouffées de chaleur, sueurs, oppression, précordialgie, tachycardie, céphalée, troubles caractériels.

Involution des récepteurs : vulve, vagin, utérus, seins s'amenuisent ou s'atrophient.

Des infections vaginales, du prurit, de la dyspareunie peuvent survenir.

Il n'est pas rare d'observer diverses manifestations que l'on a rattachées à l'hyperactivité diencéphalo-hypophysaire : obésité, hypertension artérielle, apparition de signes viriloïdes, hirsutisme, diabète, poussées d'hyperthyroïdie.

La post-ménopause

Elle réalise l'évolution ovarienne définitive ; la sagesse hypophysaire progressive amène un nouvel équilibre que signent les dosages biologiques : frottis vaginaux de type atrophique, gonadotrophine, œstrogènes, prégnandiol diminués ou nuls.

Prurit, leucoplasie, kraurosis vulvaire, vaginite, métrite, peuvent imposer un traitement. De même l'atrophie importante des récepteurs sexuels ; dans ces cas-là, de petites doses d'hormones féminines par excellence, folliculine ou œstrogènes, seront indiquées.

Il faut, dans l'ensemble, retenir que la ménopause est un phénomène biologique normal et que l'attitude thérapeutique la plus valable consiste à employer un traitement équilibrant et non substitutif des carences hormonales.